18 octobre 2022

Félix Tshisekedi invité d'honneur du Africa Summit de Londres

Le Africa Summit du Financial Times est le premier d’Europe et le troisième rendez-vous annuel au monde des investisseurs intéressés à l’Afrique.

Organisé sous le thème : « Investir en Afrique », ce sommet, spécialisé sur les matières premières minérales, a réuni des délégations de haut niveau de gouvernements, d’entreprises, de décideurs politiques et d’investisseurs. 

L’agenda, axé sur l’impact de la pandémie de COVID-19, du conflit ukrainien et la COP27 dont la RDC a abrité la réunion préparatoire des ministres sectoriels, était focalisé sur la manière dont les économies africaines définissent leurs priorités, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports.

Invité d’honneur de cette grand-messe de la finance internationale, le Chef de l’État, S.E. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est revenu sur les perspectives d’intégration économique du continent offerte par la zone de libre-échange continentale africaine, chantier phare de l’Union africaine et dont la RDC, de par son positionnement géographique stratégique et ses ressources minérales, en constitue le fer de lance sur le plan régional. 

Au terme de son discours inaugural, le Chef de l’État a accordé une interview à la Rédactrice en chef du Financial Times, Roula Khalaf, avec qui il a abordé des questions de fond touchant à l’environnement, la sécurité et les finances publiques. Une occasion pour le Chef de l’État de rappeler à la communauté des investisseurs, le rôle déstabilisateur joué par le Rwanda à travers le mouvement terroriste du M23, qui n’est pas de nature à favoriser une intégration régionale réussie. Il a ainsi demandé à la communauté internationale à appeler ce pays à se désolidariser des terroristes qu’ils soutiennent afin de rétablir la paix et la sécurité. 

S’agissant de la question de l’exploitation des forêts congolaises, le Président de la République a rappelé la responsabilité de la communauté internationale, peu encline à contribuer financièrement à atténuer les effets du changement climatique chez les pays à faibles revenus, tout en ayant parmi elles, des états utilisant des ressources polluantes à grande échelle. Les forêts sont celles de la RDC et constituent un patrimoine mondial qu’il faut protéger. Il appartient donc à tous, de mettre la main à la pâte pour atteindre les objectifs communs assignés pour réduire les émissions mondiales. 

La mise en valeur par la RDC de ses ressources forestières constitue la solution à ces défis et répond aux besoins de trouver des solutions alternatives au déboisement et à la destruction de la faune et de la flore, par des populations sans autres sources de revenus, mais également, contre les groupes armés qui ont fait de certaines de nos aires protégées, leur base arrière. Une prise de conscience collective sur les impératifs socioéconomiques et sécuritaires liés à ces enjeux est nécessaire. 

La communauté internationale s’était engagée à soutenir la transition écologique depuis la COP21 à Paris en 2015, afin de contenir, d’ici à 2100, le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle. Cependant, malgré des prévisions toujours alarmistes, les actions ne suivent pas et le continent africain assiste impuissant aux effets de ce changement, pendant que les pays industrialisés tardent encore à concrétiser leurs promesses. Le sommet sur l’adaptation climatique de Rotterdam, a une fois de plus, montré à quel point le continent paie un lourd tribut face à cette situation. La RDC a choisi la rationalité, en œuvrant pour une approche équilibrée qui préserve ses écosystèmes. 

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